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Se libérer du destin familial : Devenir soi-même grâce à la ...
Amazon.fr - LE PATRIARCHE INTERIEUR. Etes-vous sûre d'en être ...
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Chacun de nous connaît les voix du Critique Intérieur; c’est lui qui nous juge et nous enlève toute estime propre « tu n’es pas à la hauteur”, “tu n’y arriveras jamais”.

Intuitif et malin, il sait localiser nos points faibles et remuer le couteau dans la plaie : il parle à partir de nos peurs. “Tu es égoïste de prendre du temps pour toi”. Il dramatise et nous ressasse nos erreurs (pensées obsédantes) : « tu t’es trompé, tu es nul”.

Il est la voix comparatrice qui nous rappelle que l’autre est toujours plus belle, plus intelligente, plus quelque chose que nous, qu’elle a plus de chance, est plus efficace, etc. Il nous pousse ainsi à nous sentir inférieur, ce qui nous paralyse progressivement.

Le Critique Intérieur étudie l’apparence physique, et n’a pas toujours de rapport avec la réalité : une très jolie femme peut ainsi se sentir laide et sans attrait.

Il contrôle tout ce que l’on fait et nous dicte des règles de conduite hors de notre portée : ainsi il est sûr d’avoir le pouvoir sur nous.

Le Critique Intérieur avait dans notre enfance un rôle protecteur pour nous éviter des blessures, mais il a débordé de son rôle.

Il se renforce de toutes les morales et des jugements des autres : il nourrit notre culpabilité. S’il est assez développé, il nous enlève la confiance en nous-mêmes, et nous paralyse. Poussé à l’extrême, il peut nous amener à nous suicider.

Hal et Sidra Stone sont les créateurs du « Voice Dialogue », Dialogue Intérieur, procédé d’exploration de la conscience à la simplicité trompeuse, mais d’une étonnante efficacité. Tous deux ont exercé pendant de nombreuses années et dans divers environnements comme psychologues cliniques, consultants et psychothérapeutes.

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Un livre incontournable pour apprendre à aimer son enfant intérieur, à l’écouter, c’est laisser s’exprimer son être spontané, sa sensibilité profonde. Technique du « parenting ». Un grand classique –



Debbie Ford nous parle de la façon dont nous pouvons intégrer pleinement les différentes parties de nous-mêmes, en particulier nos parts d’ombres.
« Dune certaine façon le fardeau de notre douleur devient trop lourd à porter. La part d’ombre du chercheur de lumière propose de lever le voile sur cet aspect de nous-mêmes qui détruit nos relations, annihile notre esprit et nous tient à l’écart de la réalisation de nos rêves. C’est ce que le psychanalyste Carl Jung appelait ‘l’ombre’. »
« L’ombre peut revêtir de très nombreux visages : la colère, l’avidité, l’agressivité, l’égoïsme, la peur, la paresse, le sentiment d’indignité, la mesquinerie, la laideur, la lâcheté, l’esprit critique, la manipulation, la malveillance, le négativisme, le contrôle excessif… La liste peut s’allonger indéfiniment. Notre côté sombre tient lieu d’entrepôt pour tous ces aspects inacceptables de notre personnalité – tout ce que nous feignons de ne pas être et tout ce dont nous avons honte. Ce sont les visages que nous ne voulons pas montrer aux autres, et ceux que nous ne voulons pas nous montrer à nous-mêmes.
Tout ce à quoi nous résistons, tout ce que nous détestons ou désavouons en nous, acquiert une vie autonome, et vient saper le sentiment de notre valeur. Quand nous sommes confrontés à notre côté sombre, le premier réflexe est de s’en détourner, le second, de négocier pour qu’il nous laisse tranquilles. […] Ironiquement, ce sont ces aspects cachés – que nous avons rejetés – qui ont le plus besoin de notre attention. Lorsque nous cadenassons ces parties de nous-mêmes que nous n’aimons pas, sans le savoir, nous enfermons dans un caisson hermétique nos trésors les plus précieux. C’est pourquoi ces trésors se retrouvent cachés à l’endroit où l’on s’y attend le moins. Ils gisent au fond de l’obscurité.
 »
Difficile au début de croire que nos parts d’ombre renferment un merveilleux trésor ! Alors Debbie Ford nous invite progressivement à cette belle découverte. Grâce à des exercices pratiques et inspirés, nous apprenons tout d’abord comment reconnaître nos ombres, comment les accueillir sans jugement (« Nous avons besoin de notre carapace pour de nombreuses raisons […] Votre carapace externe, c’est votre personnalité pour affronter le monde »), puis comment les réintégrer afin de découvrir les trésors qu’elles cachaient. Comme pour cette femme, Audrey, qui avait honte de ressentir de la haine envers sa fille au point de la détester…
« Je demandai à Audrey ce qui arriverait si elle accueillait ses sentiments de haine au lieu de les refouler, et attendait de découvrir les cadeaux qu’ils recélaient. Elle se sentait encore honteuse, gardant la tête penchée. Je lui racontait alors l’histoire suivante.
Un jour, des jumeaux partirent en excursion avec leur grand-père. Après avoir traversé les bois, ils tombèrent sur une vieille grange. Quand ils entrèrent pour l’explorer, l’un des garçons se mit soudain à rouspéter : ‘Grand’pa, sortons d’ici. Ça pue le fumier !’ Le garçon se tenait près de la porte, furieux d’avoir du fumier sur ses nouvelles chaussures. Avant qu’il pût répondre, le vieil homme vit son autre petit-fils courir joyeusement dans toutes les stalles de la grange. ‘Qu’est ce que tu cherches ? demanda-t-il à ce dernier, pourquoi es-tu si content ?’ Le garçon leva les yeux et répondit : ‘Avec tout le fumier qu’il y a ici, il doit bien y avoir un poney quelque part.’ »
Peu de temps après sa prise de conscience, Audrey pu échanger avec sa fille et lui parler de ses sentiments de haine et comment elle avait pu les accepter. Sa fille pu rendre compte également de toute la haine qu’elle-même avait éprouvée pour sa mère. Elles purent se revoir en paix, libérées d’un fardeau de plusieurs années de souffrance.

Intégrer notre ombre, c’est reconnaître que nous sommes tout ce que nous condamnons chez les autres, même si cela peut sembler difficile à croire.
« Il n’y a rien que nous puissions voir ou percevoir qui ne soit pas nous. Si nous ne possédions pas un certain trait de caractère en nous, nous ne pourrions pas le reconnaître chez les autres. Si vous vous sentez inspiré par le courage démontré par quelqu’un, c’est que vous avez perçu un reflet du courage qui est en vous. Si vous trouvez une certaine personne égoïste, vous êtes probablement capable de démontrer la même dose d’égoïsme en vous. »
De façon générale, on nous a inculqué la croyance que les êtres humains ont des qualités et des défauts, et qu’afin d’être acceptés, il nous faut nous débarrasser de nos défauts ou, tout du moins, les cacher. Je terminerai par un passage du livre qui propose une belle métaphore de notre réalité intérieure et du message porté par le livre « La part d’ombre du chercheur de lumière » :
« Imaginez que vous soyez un magnifique château avec de longs corridors et des milliers de pièces diverses. Chaque pièce du château est parfaite et recèle un cadeau spécial. Chacune d’elles représente un aspect différent de vous-même et fait partie intégrante de l’ensemble parfait que constitue le château. Enfant, vous exploriez chaque recoin de votre domaine sans éprouver aucune honte, ni poser aucun jugement. Sans aucune peur, vous entrepreniez la fouille de chaque pièce, que ce fût une simple remise, une chambre, une salle de bains ou même une cave. Chaque pièce était unique en soi, et votre château était plein de lumière, d’amour et de merveilles. Puis, un jour, des personnes sont venues à votre château vous dire qu’une de vos pièces n’était pas parfaite et que, sûrement, elle ne faisait pas partie de l’ensemble. On vous a suggéré que, si vous vouliez avoir un château parfait,,il vous fallait condamner cette pièce. Comme, avant toute chose, vous vouliez être aimé et accepté, vous avez prestement verrouillé l’accès à cette pièce. Puis, de plus en plus de gens se sont rendus au château. Vous avez eu droit aux opinions de chacun sur les pièces qu’il préférait et celles qu’il n’appréciait pas. […]
Depuis ce temps, pour toutes sortes de raisons, vous avez continué à fermer de plus en plus de portes. […]
Les jours étaient révolus, où votre château semblait infini, et votre avenir, stimulant et lumineux. Vous ne portiez plus à vos pièces le même amour et la même admiration. Certaines qui, jadis, faisaient votre fierté, vous vouliez maintenant qu’elles disparaissent. Vous essayiez de trouver des moyens de vous en débarrasser, mais elles faisaient partie de la structure du château. vous avez perdu jusqu’au souvenir de l’existence de ces pièces. […] Le fait de condamner ces pièces commençait à vous procurer un sentiment de sécurité. Bientôt vous vous êtes trouvé à n’occuper que quelques petites pièces. […] Nous sommes beaucoup à avoir ainsi verrouillé tellement de pièces que nous avons perdu le souvenir d’avoir jamais été un château.[…]
Maintenant, imaginez que votre château soit le lieu où se loge tout ce que vous êtes – le bien comme le mal -, et que chaque élément qui existe sur cette planète existe aussi en vous. […] On dénombre une quantité infinie de pièces : l’amour, la créativité, la féminité, la loyauté, l’intégrité, la santé, l’arrogance, le charme, l’énergie, la maladie, la timidité, la haine, l’envie, la froideur, la paresse, le mal. Chacune de ces chambres forme une partie constitutive de la structure, et chacune a son opposée quelque part dans le château. Heureusement, jamais nous ne pouvons nous satisfaire d’être moins que ce que nous sommes potentiellement. C’est ce sentiment d’insatisfaction qui nous pousse à partir à la recherche de toutes les pièces perdues de notre château. C’est seulement en rouvrant toutes les portes que nous pourrons trouver la clé qui donne accès à notre unicité. »
Etes-vous prêt à rouvrir les portes de votre château et rayonner pleinement de tout votre Etre ?

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Carl Gustav Jung (1875-1961) reçoit un choc lorsqu’il découvre qu’il n’est pas psychiatre mais alchimiste. Avant même de connaître les arcanes de cet univers mystérieux et opaque, il est entré dans un processus de transmutation intérieure rendant possible la percée des connaissances alchimiques. Quand il lit, en 1929, Le Mystère de la fleur d’or, ce traité d’alchimie taoïste s’impose à lui comme une révélation. Il est à la fois sidéré par la profondeur du texte et le parallèle avec les visions qui l’ont traversé pendant l’écriture du Livre rouge. Cet ouvrage incandescent est, en effet, son OEuvre au noir : l’exploration de sa propre nuit pour en tirer la quintessence et donner du sens à l’obscur. Il écrit lui-même : « Le secret de cette philosophie alchimique, c’est la métamorphose de la personnalité, grâce au mélange et à la synthèse de ses facteurs nobles et de ses constituants grossiers, (…) des épousailles, dans l’être, de son conscient et de son inconscient. » Il s’agit donc d’aller vers une réconciliation de l’ombre et de la lumière, un dépassement des contraires par l’individuation. Jung se plonge alors dans un travail alchimique passionné et tente, par ses ouvrages, de transmettre et vulgariser un enseignement incompréhensible pour le non-initié. Dans Psychologie du transfert (1946), il reprend des termes alchimiques pour montrer que la psychologie est une alchimie et l’alchimie, une psychologie. Il met en parallèle les phases importantes du processus analytique et les étapes principales de l’oeuvre alchimique en révélant trois temps essentiels. D’abord, l’OEuvre au noir, où l’on accepte de plonger à l’intérieur de l’ombre de l’inconscient et de découvrir la part cachée qui agit en nous